Le co-living est un mode de location où chaque occupant signe son propre contrat pour une chambre privative et partage des espaces communs meublés, entretenus et gérés par le propriétaire. Pour un investisseur, il permet d'augmenter le loyer total d'un bien. À Bruxelles, il est encadré depuis 2024 et demande en principe un permis d'urbanisme.
À retenir
- Co-living : un contrat par chambre et des services gérés ; colocation : un bail commun pour tout le logement.
- Les projets CYGO à Anderlecht, Berchem-Sainte-Agathe et Namur affichent 6 à 9 % de rentabilité nette.
- À Bruxelles, la transformation en co-living requiert en principe un permis d'urbanisme : à vérifier avant l'achat.
Colocation ou co-living : quelle différence ?
En colocation, plusieurs personnes signent ensemble un bail pour un logement entier et s'organisent entre elles. En co-living, chaque occupant a son propre contrat pour une chambre, souvent avec salle de bain privative, et accède à des espaces communs. Le propriétaire ou l'exploitant gère tout : rotation des occupants, ménage, internet, charges.
Pourquoi le co-living rapporte plus qu'une location classique
Louer un bien chambre par chambre augmente le loyer total par rapport à une location en un seul bloc. Les projets que nous avons menés à Anderlecht, Berchem-Sainte-Agathe et Namur affichent une rentabilité nette de 6 à 9 %, dont celui de Berchem-Sainte-Agathe, à 9 % net, un ancien rez commercial transformé en co-living de trois chambres.
La contrepartie est une gestion plus lourde : plus de locataires, plus de rotation, plus d'entretien, et des espaces communs qui doivent rester impeccables.
Ce que la réglementation bruxelloise impose
Depuis 2024, la Région de Bruxelles-Capitale encadre spécifiquement le co-living. Transformer un logement en co-living demande en principe un permis d'urbanisme, et les normes régionales imposent une surface minimale par occupant, un nombre de sanitaires par chambre et des espaces communs suffisants. Des cabinets d'avocats spécialisés parlent encore d'un cadre juridique en évolution : la faisabilité doit être vérifiée commune par commune, avant l'achat.
Ce qu'il faut vérifier avant d'investir
Le bien : surface, nombre de chambres possibles, faisabilité des salles de bain, PEB. Le quartier : transports, universités, pôles d'emploi. Les chiffres : coût des travaux et du permis, délais, loyer par chambre réellement pratiqué dans la commune. C'est l'analyse que nous menons dans notre accompagnement achat et investissement.
Dernière mise à jour : octobre 2026.
